Sur Tataki (RTS), la série « Mon pays » fait dialoguer jeunes de Suisse et d'ailleurs

08.02.2021

Tataki est le vecteur jeunes de la RTS. Il s'adresse à ce public avant tout sur les réseaux sociaux, et recherche en permanence des formats originaux. Les premiers épisodes de la série Tataki tournés au Rwanda, au Kosovo et en Arménie avaient eu un grand succès. Une nouvelle saison est produite cette année avec deux premiers épisodes qui sortent cette semaine, tournés cette fois en Turquie.

Pour Julien Bagourd, producteur éditorial de la chaîne Tataki, il ne s’agit pas d’expliquer le pays aux jeunes Suisses ou leur dire quoi penser. Mais dans un esprit d’inclusion et de respect, de rencontrer de jeunes Turcs et dialoguer avec eux.

De quoi il s’agit. Mon Pays est un événement pour l’équipe de Tataki car il s’agit de réaliser deux reportages à l’étranger en cinq jours. Sur place, Julien Bagourd est accompagné de Sacha Porchet et de Pablo Delpedro, qui rencontrent différents jeunes.

Ouverture, à l’image de la communauté. Pourquoi s’adresser aux jeunes de Suisse avec des reportages à l’étranger ? «Le prisme de la jeunesse à l’étranger permet de découvrir un pays à travers le regard de leurs pairs ; de prendre conscience des différences ou des similitudes, mais aussi d’identifier peut-être les combats ou aspirations communes qui les animent. Finalement, notre souhait ici, c’est de faire découvrir un pays grâce à un ancrage générationnel.»

 


(Photo : RTS)

 

Des réactions enthousiastes des diasporas. Les réactions de plusieurs communautés en Suisse ont afflué après la saison 1 : «Beaucoup nous ont contactés pour nous suggérer de nouvelles destinations. Je pense qu’ils ont aimé la démarche : on n’arrive pas avec des certitudes et des jugements moraux. On n’a pas la prétention de dire : on va vous expliquer ce qu’est la Turquie. On crée simplement un dialogue pair-à-pair, un échange dans lequel Sacha et Pablo conversent avec d’autres jeunes sur leur quotidien, leur culture et leurs combats.» 

L'inclusion : ADN de Tataki. «Le côté inclusif fait partie des fondements de Tataki, tant dans l’équipe que dans nos contenus. Nous n’avons pas attendu que cela devienne problématique pour en faire une priorité. La recherche d’identité personnelle et la découverte de la diversité ont toujours été primordiales.»

Nicolas Bastard (RTS)
 

> À visionner sur Play RTS : «Jeune et Turc : que pensent les jeunes de leur pays ?»​