Carrefour des Amériques (5) : le Mexique

Dans cette 5e série de Carrefour des Amériques signée par le musicologue Marcel Quillévéré, cap sur le Mexique pour découvrir en 40 épisodes les grands pans de son histoire mouvementée de 1915 à 1968, au rythme d’un tourbillon de musiques populaires. À suivre tout l'été sur les antennes et les plateformes numériques des radios partenaires des Médias Francophones Publics.

À PROPOS DE LA SÉRIE

Une cinquantaine d’années foisonnantes où le pays rassemble toutes les forces vives de la nation dans un grand élan de reconstruction : les peintres (Diego Rivera, Frida Kahlo, Orozco, et leurs fresques murales...), les compositeurs (Ponce, Chávez, Revueltas...), les musiciens populaires (Agustín Lara, les Mariachis et leur histoire, Chavela Vargas, l’histoire fabuleuse du danzón venu de cuba), les créateurs des grands ballets mexicains, les écrivains Alfonso Reyes, Octavio Paz, Carlos Fuentes.

Des années où le Mexique est plus d’une fois une terre d’accueil et d’asile où se croisent d’importantes figures du XXe siècle : Paul Morand, D. H. Lawrence, Antonin Artaud, Malcolm Lowry et des cinéastes comme Sergueï Eisenstein.

Linguiste de formation, Marcel Quillévéré a mené parallèlement une carrière d'artiste lyrique. Il est appelé en 1996 à la direction du Grand Théâtre de Genève. Puis ce sera l’Opéra de Marseille et l’Orchestre de Genève, en Suisse à nouveau, où il collabore régulièrement avec la Radio Suisse Romande. Durant toutes ces années, il fait de multiples séjours aux Etats-Unis et en Amérique latine. Il collabore avec le Festival de Mexico, réalise des reportages au Brésil, à Porto Rico et à Cuba. Il est l'auteur de plusieurs études sur la musique latino-américaine.
 

LES 5 PREMIERS ÉPISODES DE LA SÉRIE

Sur le haut plateau d’Anahuac (1/40). Le premier chapitre nous emmène sur le haut, au milieu du pays, là où les Aztèques ont établi un jour la capitale de leur empire. Avec un poème magnifique d’Alfonso Reyes qui évoque en 1915 l’histoire du Mexique alors que la Révolution a commencé depuis cinq ans et que les chants révolutionnaires ont largement franchi les frontières. L’incursion de Pancho Villa aux Etats-Unis provoque une riposte violente qui rappelle aux Mexicains l’annexion du Texas par le grand voisin et la désertion des bataillons irlandais qui ont rejoint les troupes mexicaines de 1846 à 1848 : Los San Patricios. En 2010, une tournée et un enregistrement de Ry Cooder et des Chieftains avec de grands chanteurs mexicains comme Chavela Vargas et Lila Downs ont célébré leur martyre en mêlant les cornemuses aux harpes et cordes mexicaines.

Les exilés de la Révolution (2/40). L’autre côté de la médaille de la Révolution mexicaine vu par le grand journaliste mexicain Carlos Monsiváis et le premier grand roman de la Révolution de 1910 : Los de Abajo (Ceux d’en bas), de Mariano Azuela. Les exilés mexicains à Cuba découvrent un pays au niveau culturel et économique à la mesure du grand voisin américain ! Un chapitre au rythme de corridos révolutionnaires, de fresques symphoniques et de rapsodies cubaines (avec l’adoption par les Mexicains du danzón venu de La Havane).

Les derniers feux de la Révolution (3/40). Le Mexique se prépare à renaître à la fin de tant d’années de guerre civile. Les premiers «orchestres typiques» aux Etats-Unis diffusent la musique mexicaine dans tout le pays. Rubén Campos et le grand compositeur Manuel María Ponce font un collectage de musiques populaires à travers tout le pays. Les théâtres rouvrent et la célèbre danseuse russe Anna Pavlova danse le «jarabe tapatío de Guadalajara» (la danse nationale mexicaine) dans les arènes de corrida de Mexico ! En 1920, c’est aussi l’arrivée de Rubinstein et celle de Caruso qui créent l’événement.

Sur le chemin de la paix (4/40). Les séquelles violentes de la Révolution n’ont pas encore disparu. La sandunga (très ancienne danse de l’isthme de Tehuantepec) et le danzón sont plus que jamais à la mode. Ainsi que le bolero, venu de Cuba lui aussi. Le compositeur espagnol Penella fait triompher son opéra El Gato Montés, célèbre dans le monde entier par son pasodoble. Le compositeur Manuel Ponce devient le vétéran respecté de la musique mexicaine. La danseuse argentine La Argentinita, amie de Lorca, rencontre à Mexico l’amour de sa vie, le torero Ignacio Sánchez Mejías.

Le théâtre et les revues musicales des années 20 (5/40). La grande diva lyrique des années 20, c’est María Conesa, célèbre pour ses interprétations d’opérettes viennoises au Mexique et à Cuba. Ce sont les années de l’apogée d’un genre musical tout à fait à part, «la revista musical», que l’on joue dans des théâtres mais aussi sous des tentes de foire et dans des cirques. Arturo Beristain, digne représentant d’une dynastie d’acteurs mexicains, nous raconte. En 1920, le ministre José Vasconcelos donne un élan impressionnant au monde éducatif, en particulier dans les endroits les plus reculés du pays. Et la musique et la danse sont à l’honneur. Il est à l’origine du mouvement muraliste mexicain et encourage les grands peintres comme Orozco et Diego Rivera ainsi que le jeune compositeur Carlos Chávez.

 

> Une série des Médias Francophones Publics – 2020

Production : Marcel Quillévéré

Réalisation : Béatrice Trichet

Collaboration : Nelly Portal

Photo de couverture : Cyril Chermin (CC BY 2.0)
 

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