I love Legrand

En neuf mouvements, Leïla Kaddour-Boudadi retrace la vie du célèbre compositeur, chanteur et pianiste aux trois Oscars et à la bande-son complètement folle ! Une série documentaire inédite sur Michel Legrand (1932-2019) réalisée pour Les MFP par Fanny Bohuon (France Inter), à suivre tout l'été sur France Inter, La 1ère RTS, La 1ère RTBF, ICI Radio-Canada Première et RFI.

À PROPOS DE LA SÉRIE

Michel Legrand, ses mélodies, son charisme, sa virtuosité, ses amis, ses passions, ses fulgurances embelliront la bande-son de l’été 2019, sur les antennes des radios MFP.

Michel Legrand raconté par celles et ceux qui l’ont connu, côtoyé au travail ou dans la vie privée. A bien des égards, Michel Legrand est monstrueux, sa connaissance de la musique, son appétit gargantuesque pour la création, ses joies, ses colères. La médiocrité ne fait pas partie de ses possibles, il est l’excès, tantôt dur et irritable, tantôt tendre et romantique.

Et méfiez-vous des apparences, sa musique est tout autant complexe, à première vue simpliste et pourtant tellement savante. La reconnaissance de son génie viendra surtout d’outre-Atlantique, trois Oscars pour notre « french maestro », considéré là-bas comme le Gershwin français.

La liste de ses collaborations donne le vertige. Qui peut se targuer de réunir dans une même vie : Miles Davis, John Coltrane, Maurice Chevalier, Boris Vian, Claude Nougaro, Jacques Demy, Chris Marker, Jean-Luc Godard, Barbra Streisand, Michael Jackson, les Bergman… ?

Produite par Leïla Kaddour, la série des MFP révèle, en neuf épisodes de 54 minutes agrémentés d’extraits d’archives et de concerts, l’incroyable parcours de ce musicien inspiré.



 

LES NEUF ÉPISODES DE LA SÉRIE (9 x 54')

1er mouvement : « La musique en héritage » Une plongée dans les racines de Michel Legrand placées sous le signe de la musique. Une enfance en demi-teinte marquée par l’absence du père, Raymond Legrand, chef d’orchestre très populaire et peu regardant pendant l’occupation allemande. Très vite, Michel fait d’un vieux Pleyel son confident, il pianote à longueur de journée jusqu’à son entrée au Conservatoire, qui signe son deuxième acte de naissance. Il rencontrera pendant son apprentissage sa mère de musique à qui il n’a cessé de rendre hommage, Nadia Boulanger.

> Avec la participation de : Natalie Dessay (chanteuse), Alex Beaupain (musicien), Juliette Armanet (chanteuse), André Ceccarelli (batteur), Françoise Canetti (éditrice musicale), Jean-Paul Rappeneau (ami et cinéaste), Benjamin Legrand (fils), Benjamin Legrand (frère), Macha Méril (comédienne et épouse), Jean-Michel Defaye (ami d’enfance et arrangeur), Stéphane Lerouge (biographe), Bertrand Dicale (journaliste), Didier Varrod (journaliste).

 

2e mouvement : « Les années Canetti » Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la jeunesse française ne demande qu’à s’amuser dans les caves enfumées du Quartier latin. Et c’est là qu’émerge une nouvelle génération d’artistes : Juliette Gréco, Léo Ferré, Barbara, Georges Brassens, Charles Aznavour et Serge Gainsbourg, entre autres. Michel Legrand, fraîchement sorti du Conservatoire, fait une rencontre décisive : le producteur Jacques Canetti. Grâce à lui, il sera tour à tour accompagnateur, orchestrateur et arrangeur des plus grands, de Maurice Chevalier à Catherine Sauvage, en passant par Claude Nougaro. Et c’est aussi à lui que l’on doit l’arrivée triomphale du rock en France avec ses titres parodiques concoctés anonymement par Boris Vian et Henri Salvador.

> Avec la participation de : Françoise Canetti (éditrice musicale), Jean-Michel Defaye (ami et arrangeur), Benjamin Legrand (frère), Xavier Beauvois (ami et cinéaste), Bertrand Dicale (journaliste).

 

3e mouvement : « Legrand Jazz » Si la musique est la langue maternelle de Michel Legrand, le jazz est sa LV1 ! C’est un soir de 1948 qu’il assiste par hasard salle Pleyel à un concert qui va bouleverser sa vie : sur scène Dizzy Gillespie ! Son amour pour cette musique qu’il assimile à du vaudou le conduira à produire un album qui devient une référence : Legrand Jazz. Il réunit alors Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans ou encore Herbie Mann.

> Avec la participation de : André Ceccarelli (batteur), Françoise Canetti (éditrice musicale), Marc-Michel le Bévillon (contrebassiste), Hervé Sellin (pianiste), Benjamin Legrand (fils), Benjamin Legrand (frère), Stéphane Lerouge (biographe), Bertrand Dicale (journaliste), Didier Varrod (journaliste).

 

4e mouvement : « Au cœur de la Vague » A la fin des années 50 apparaissent de jeunes cinéastes en phase avec les préoccupations de leurs contemporains, ils fabriquent des films à petit budget qui mettent en scène des héros empêtrés dans des amours délicates, cherchant à échapper au giron familial. La Nouvelle Vague est née et Michel Legrand va s’y faire une place de choix. Après des premiers pas avec François Reichenbache et Chris Marker viendront Jean Luc Godard et surtout Jacques Demy et Agnès Varda.

> Avec la participation de : Bernard Toublanc-Michel (ami et cinéaste), Benjamin Legrand (fils), Benjamin Legrand (frère), Stéphane Lerouge (biographe), Laurent Delmas (journaliste), Didier Varrod (journaliste).

 

5e mouvement : « La moitié de Demy » Ils sont deux frères jumeaux, la pensée de l’un épouse celle de l’autre ; ensemble, ils auront de très beaux enfants qui marquent une page essentielle du cinéma français. Jacques Demy - Michel Legrand : « Parce que c’était lui parce que c’était moi. » Ensemble, ils vont inventer le cinéma en chanté : Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d'Âne... Le plus beau duo du 7e art couronné d’une Palme d’or et un Oscar !

> Avec la participation de : Erik Berchot (pianiste), Pierre Bousssaguet (contrebassiste), Natalie Dessay (chanteuse), Juliette Armanet (chanteuse), Alex Beaupain (compositeur), Bernard Toublanc-Michel (ami et cinéaste), Xavier Beauvois (ami et cinéaste), Benjamin Legrand (frère), Laurent Delmas (journaliste), Didier Varrod (journaliste).

 

6e mouvement : « Le french maestro » Il a conquis la France et déjà Michel Legrand part à la conquête des Etats-Unis ! Sans commande, il débarque en Californie avec femme et enfant. Le pays du printemps éternel où les compositeurs de musique de films réunissent et c’est grâce à l’un d’entre eux qu’il est engagé pour créer la musique du film L’Affaire Thomas Crown ! Un film entièrement monté à partir de la partition de Michel Legrand, une première dans l’histoire du cinéma, qui se solde par un Oscar ! Pourtant, Michel Legrand est absent de la cérémonie pour recevoir sa statuette, en raison d’une dépression terrible qui le fait rentrer définitivement en France.

 

7e mouvement : « Le maître chanteur » La musique pour Michel Legrand, ce sont des instruments et, parmi ceux-ci, il y en a un qu’il affectionne particulièrement, c’est la voix ! La liste des interprètes qu’il a fait chanter donne le vertige : Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Nana Mouskouri, Natalie Dessay, sans oublier Claude Nougaro. Et celle qui va marquer sa vie, Barbra Streisand. deux décennies de complicité qui aboutira à Yentl, ce film musical récompensé d’un Oscar pour sa bande originale. Michel est un maître chanteur d’exception, sans doute aussi parce qu’il aime être sur scène et chanter ses propres compositions.

 

8e mouvement : « Des milliers de ronds dans l’eau » [Résumé à venir]

 

9e mouvement : « Les moulins de son cœur » [Résumé à venir]

 

 



Michel Legrand en juillet 2017, lors du concert de clôture du Festival International de jazz de San Javier. (Photo Tsaorin, licence CC)

 

 

Photo de couverture : image tirée du film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort (1967) (DR).

TOUTES LES DIFFUSIONS

Retrouvez tout l'été les neuf volets de la série consacrée à Michel Legrand sur les antennes et les sites des radios partenaires des Médias Francophones Publics.